Combien de fois par an dois-je faire une prise de sang pour ma parathyroïde ?

Au minimum une fois par an pour la calcémie, la vitamine D et la créatinine. En cas d’anomalie ou de traitement médical associé, le rythme peut être rapproché à tous les 3 à 6 mois selon les résultats. La PTH n’est pas dosée systématiquement, sauf dans les formes normocalcémiques.

Dois-je faire une densitométrie osseuse chaque année ?

Pas nécessairement à ce rythme dans toutes les situations. L’osteodensitométrie est réalisée tous les 1 à 2 ans, sur les 3 sites obligatoires (rachis, hanche, radius). Le rythme est rapproché à un an si les marqueurs de remodelage osseux (CTX) sont élevés ou si une perte densitométrique rapide est constatée.

À quel moment mon médecin peut-il décider de m’opérer, même si la chirurgie n’était pas prévue initialement ?

Dès qu’un critère chirurgical apparaît au cours du suivi : calcémie trop élevée, T-score < -2,5 DS sur n'importe quel site, DFG < 60 ml/min, calciurie > 250 mg/j (femme) ou > 300 mg/j (homme), ou calcul rénal. Un âge inférieur à 50 ans est en lui-même une indication, en dehors des formes génétiques familiales. Le Dr Guian réévalue cette décision à chaque consultation.

Puis-je prendre de la vitamine D si j’ai une hyperparathyroïdie ?

Oui, et c’est même recommandé. Un déficit en vitamine D stimule la sécrétion de PTH et aggrave la maladie. L’objectif est une 25-OHD > 30 ng/ml. La supplémentation suit les recommandations de la population générale, à condition que la densité minérale osseuse soit normale.

Faut-il une imagerie des parathyroïdes pendant le suivi sans chirurgie ?

Non, sauf en cas de réapparition d’une hypercalcémie évoquant une récidive ou une progression de la maladie. En dehors de cette situation, l’échographie et la scintigraphie parathyroïdiennes ne font pas partie du bilan de surveillance standard (SFE 2024, Chap. 14).

Le Dr Guian propose-t-il un suivi même sans opération ?

Oui. Qu’une décision opératoire soit prise ou différée, le Dr Gaël Guian assure le suivi au long cours à l’Hôpital Privé des Peupliers ou en consultation au cabinet du 16e arrondissement. Ce suivi inclut la réévaluation régulière de l’indication chirurgicale à la lumière des examens biologiques et osseux. À retenir L’HPT 1 asymptomatique sans indication chirurgicale n’est pas une maladie bénigne : un suivi structuré est indispensable (SFE 2024, Chap. 14). Bilan biologique annuel minimum : calcémie, 25-OH vitamine D, créatininémie + DFG (CKD-EPI). La PTH n’est pas systématique dans les formes hypercalcémiques. Ostéodensitométrie DXA 3 sites (rachis L1-L4, fémur total, radius 1/3 proximal) tous les 1 à 2 ans — le radius ne doit pas être omis. Mesure de la taille à chaque consultation : une perte ≥ 2 cm entre deux examens évoque une fracture vertébrale asymptomatique et impose une imagerie rachidienne (SFE 2024, R7). Calciurie des 24 heures incluse dans le bilan annuel : seuil d’alerte > 250 mg/j (F) ou > 300 mg/j (H). Une élévation des CTX sériques dans une forme initialement non ostéoporotique justifie un rapprochement du suivi osseux annuel (SFE 2024, R8, Rang C+). Tout critère chirurgical apparu au cours du suivi doit conduire à une réévaluation sans délai — la décision de ne pas opérer n’est jamais définitive. La supplémentation en vitamine D est recommandée si la DMO est normale : objectif 25-OHD > 30 ng/ml (SFE 2024, Rang A +++).