Pourquoi ne pas faire directement le scanner pour localiser l’adénome ?

Le scanner parathyroïdien 4D est performant (sensibilité 75-85 %), mais il irradie fortement la thyroïde — 57 fois plus que la scintigraphie MIBI — et nécessite une injection de produit de contraste iodé. Il n’est donc pas recommandé en première intention et est réservé aux situations difficiles après échec des examens de première ligne (Recommandation R4, Rang A+, SFE 2024).

Quelle est la différence entre scintigraphie et TEP-Choline ?

Les deux sont des examens de médecine nucléaire qui détectent l’adénome parathyroïdien par leur activité métabolique. La TEP-Choline est plus récente, plus rapide et plus performante — notamment pour les petits adénomes, les formes ectopiques et les atteintes multiglandulaires (sensibilité > 90-95 %). La scintigraphie reste l’examen de référence historique et est plus accessible. Le consensus SFE 2024 recommande l’un ou l’autre en première intention selon la disponibilité locale et le profil du patient.

Mon échographie et ma scintigraphie sont négatives : peut-on quand même m’opérer ?

Oui, si le diagnostic biologique d’HPT 1 est certain et que l’indication chirurgicale est retenue. Une imagerie négative ne contre-indique pas la chirurgie — le taux de succès reste supérieur à 85 % dans un centre spécialisé. Une TEP-Choline et une analyse génétique (pour éliminer une HHF) doivent être réalisées avant de conclure à une imagerie vraiment épuisée (SFE 2024).

Faut-il arrêter la vitamine D avant la scintigraphie ?

Oui pour la scintigraphie MIBI : la vitamine D et le cinacalcet diminuent la captation du traceur et peuvent fausser le résultat — une pause de 15 jours est recommandée lorsque c’est possible. En revanche, la TEP-Choline n’est pas impactée par ces traitements — pas besoin d’arrêt (SFE 2024).

L’imagerie permet-elle de distinguer un adénome bénin d’un carcinome parathyroïdien ?

Non de façon formelle. Certains signes évocateurs (adénome très volumineux, envahissement local, ganglions suspects) peuvent orienter, mais seule l’analyse anatomopathologique de la pièce opératoire permet ce diagnostic. La ponction parathyroïdienne est d’ailleurs contre-indiquée en cas de suspicion de carcinome (SFE 2024). À retenir L’imagerie parathyroïdienne ne pose pas le diagnostic d’HPT 1 — elle localise l’adénome une fois le diagnostic biologique certain (Recommandation R1, Rang A+++, SFE 2024) La stratégie de première intention associe systématiquement échographie + scintigraphie (double isotope de préférence) ou TEP-TDM 18F-Choline (Recommandation R2, Rang A+++, SFE 2024) La TEP-Choline est privilégiée chez le sujet < 40 ans, en contexte génétique (NEM1) ou en l'absence de scintigraphie de soustraction disponible (Recommandation R3b, Rang B++, SFE 2024) En cas d'imagerie initiale négative → TEP-Choline en deuxième intention si scintigraphie réalisée en premier (sensibilité ~90 %) puis analyse génétique pour éliminer une HHF Le scanner 4D n'est pas recommandé en routine — trop irradiant, réservé aux situations difficiles en centre expert (Recommandation R4, Rang A+, SFE 2024) Une imagerie négative ne contre-indique pas la chirurgie : taux de succès > 85 % en centre spécialisé malgré l’absence de localisation