Totalisation de thyroïdectomie : quand et pourquoi réaliser cette deuxième intervention ?
La totalisation de thyroïdectomie est une opération qui retire le reste de la thyroïde après une première chirurgie. Découvrez ses indications et son déroulement.
Qu’est-ce qu’une totalisation de thyroïdectomie ?
La totalisation de thyroïdectomie est une intervention chirurgicale qui consiste à retirer le reste de la glande thyroïde, après une première opération partielle (généralement une lobectomie).
Elle s’inscrit dans un parcours progressif de prise en charge, lorsqu’un second geste chirurgical devient nécessaire.
Dans quels cas une totalisation est-elle indiquée ?
1. Découverte d’un cancer différencié de la thyroïde après lobectomie
Parfois, une lobectomie est réalisée pour un nodule indéterminé, et le diagnostic définitif de cancer (ex. : papillaire ou vésiculaire) est posé après analyse anatomo-pathologique.
La totalisation permet alors :
de supprimer tout tissu thyroïdien résiduel,
de faciliter un traitement complémentaire à l’iode radioactif,
2. Apparition d’un nodule suspect sur le lobe restant
Si un nodule apparaît ou évolue sur la portion de thyroïde non retirée, une totalisation peut être indiquée pour :
traiter un risque de malignité
3. Apparition d'un goître control-lateral à distance d'une lobectomie
En cas d’échec d’un traitement partiel de l’hyperthyroïdie, une totalisation permet de traiter définitivement la maladie.
Comment se déroule l’intervention ?
La totalisation se déroule sous anesthésie générale, comme une thyroïdectomie classique.
Le chirurgien réintervient sur la même zone opérée, ce qui peut être plus délicat du fait des adhérences post-opératoires.
L’objectif est de retirer l’intégralité du tissu thyroïdien restant, tout en préservant :
les nerfs récurrents (pour protéger la voix),
et les glandes parathyroïdes (pour maintenir le calcium).
L’hospitalisation est généralement courte (1 à 2 jours).
Quels sont les risques spécifiques de la totalisation ?
Les risques sont comparables à une thyroïdectomie totale classique, mais peuvent être légèrement augmentés du fait de la réintervention :
Hypocalcémie transitoire : dans 10 à 20 % des cas
Lésion du nerf récurrent (trouble de la voix) : < 2 %, plus fréquent si le nerf est difficile à identifier
Hématome cervical post-opératoire : rare mais potentiellement grave
Ces risques sont limités lorsqu’elle est réalisée par un chirurgien expérimenté en chirurgie endocrinienne.
Et après l’intervention ?
La totalisation entraîne une hypothyroïdie définitive, qui sera compensée par un traitement substitutif par lévothyroxine (Lévothyrox®, Tcaps®, etc.).
Un suivi endocrinien est mis en place avec :
le dosage de la TSH et de la thyroglobuline,
parfois une iodothérapie complémentaire (en cas de cancer).
À qui s’adresser pour une totalisation ?
Il est recommandé de consulter un chirurgien endocrinien spécialisé dans la thyroïde, notamment en cas de relecture anatomo-pathologique, de décision collégiale ou de discussion en RCP (réunion de concertation pluridisciplinaire).
📍 À Paris, le Dr Gaël Guian, chirurgien endocrinien, prend en charge la chirurgie thyroïdienne initiale et les totalisations dans un cadre sécurisé, avec un plateau technique complet et un suivi personnalisé.
✅ À retenir
La totalisation de thyroïdectomie est une seconde intervention chirurgicale, souvent indiquée après découverte de cancer thyroïdien
Elle permet un traitement complet et une surveillance plus précise
L’intervention doit être confiée à un chirurgien spécialisé, notamment en raison des risques liés à la réintervention
Un traitement hormonal substitutif est systématique après totalisation
















