Un équipement de nouvelle génération pour protéger les parathyroïdes

L’Hôpital Privé des Peupliers (Paris 13e) vient de s’équiper du Fluobeam LS, le système d’imagerie par autofluorescence infrarouge de dernière génération développé par la société Getinge (anciennement Fluoptics). Le Dr Gaël Guian est désormais l’un des rares chirurgiens endocriniens français à utiliser cette technologie en routine pour la chirurgie de la thyroïde — un investissement qui place l’Hôpital des Peupliers parmi les centres de chirurgie endocrinienne les plus avancés d’Europe sur ce sujet.


Le problème que le Fluobeam LS résout

Lors d’une thyroïdectomie totale, l’une des complications les plus redoutées est l’atteinte involontaire des glandes parathyroïdes. Situées à la face postérieure de la thyroïde, ces quatre glandes mesurent à peine quelques millimètres et régulent le taux de calcium dans le sang. Difficiles à identifier à l’œil nu, elles peuvent être lésées ou retirées accidentellement pendant la dissection — entraînant une hypocalcémie postopératoire qui touche 15 à 25 % des patients sous forme transitoire, et jusqu’à 10 % sous forme définitive dans certaines séries (SFE 2022). L’hypoparathyroïdie définitive impose un traitement à vie et altère significativement la qualité de vie.

C’est précisément ce risque que le Fluobeam LS permet de réduire de façon radicale.


Comment ça fonctionne : l’autofluorescence en temps réel

Les glandes parathyroïdes possèdent une propriété biologique remarquable : elles émettent naturellement de la lumière infrarouge lorsqu’elles sont soumises à une source d’excitation lumineuse adaptée. Ce phénomène, appelé autofluorescence, est invisible à l’œil nu mais parfaitement détectable par la caméra infrarouge du Fluobeam LS.

Pendant l’opération, les parathyroïdes apparaissent sur l’écran chirurgical sous forme de zones lumineuses brillantes, tandis que le tissu thyroïdien environnant reste sombre. L’identification est immédiate, sans injection de produit de contraste, et compatible avec l’éclairage habituel du bloc opératoire — la chirurgie se déroule dans ses conditions normales.

En complément, l’injection de vert d’indocyanine (ICG) permet d’évaluer la vascularisation de chaque glande parathyroïde en fin d’intervention : le chirurgien peut ainsi vérifier que les glandes préservées sont bien irriguées et resteront fonctionnelles après la fermeture.


Le Fluobeam LS : les évolutions de la nouvelle génération

Par rapport au Fluobeam LX que le Dr Guian utilisait déjà en chirurgie parathyroïdienne, le Fluobeam LS apporte des évolutions technologiques significatives.

La caméra pèse désormais 100 grammes au lieu de 500 grammes — une différence considérable en termes de maniabilité pendant une intervention parfois longue et techniquement exigeante. La qualité d’image est passée à la résolution 4K, permettant d’identifier avec précision des glandes de quelques millimètres à peine, y compris dans les situations anatomiques les plus délicates.

Le changement le plus significatif sur le plan clinique est l’intégration d’un module de quantification en temps réel : le système ne se contente plus d’afficher l’autofluorescence des parathyroïdes — il évalue et mesure leur fonction résiduelle pendant l’intervention même, donnant au chirurgien une information objective sur la viabilité fonctionnelle de chaque glande au moment où la décision de la préserver ou de la réimplanter doit être prise.


Des résultats cliniques qui parlent d’eux-mêmes

Les données publiées sur les centres pionniers dans l’utilisation du Fluobeam sont éloquentes. Le Pr Gianluca Donatini, chirurgien au CHU de Poitiers et membre du comité scientifique international dédié à cette technologie, résume ainsi l’impact observé dans son établissement depuis l’intégration du Fluobeam à ses pratiques : l’équipe du CHU de Poitiers n’enregistre plus aucune hypocalcémie postopératoire définitive chez les patients opérés de la thyroïde — un résultat remarquable que le Pr Donatini attribue directement à l’utilisation systématique de la fluorescence.

Les prochaines recommandations européennes devraient d’ailleurs préconiser l’usage systématique de la fluorescence en chirurgie thyroïdienne pour réduire, voire éradiquer, le risque d’hypocalcémie définitive. Le Dr Guian et l’Hôpital des Peupliers anticipent ces recommandations en intégrant dès à présent le Fluobeam LS à chaque thyroïdectomie totale.


Une pratique d’excellence, un équipement complémentaire

Avec le Fluobeam LS, le Dr Guian dispose désormais d’un arsenal technologique complet pour la sécurisation de chaque thyroïdectomie totale :

Ces deux technologies répondent à des objectifs distincts et complémentaires : ensemble, elles couvrent les deux principales sources de complications définitives de la thyroïdectomie totale. L’une protège la voix, l’autre protège le calcium.


Ce que cela change pour les patients opérés aux Peupliers

Pour tout patient nécessitant une thyroïdectomie totale — qu’il s’agisse d’un goitre, d’une maladie de Basedow ou d’un cancer thyroïdien — le Fluobeam LS représente une couche supplémentaire de sécurité, disponible dès maintenant à l’Hôpital Privé des Peupliers (Paris 13e).

L’objectif n’est pas de remplacer l’expertise chirurgicale, mais de l’augmenter — en offrant au chirurgien une information que l’œil seul ne peut pas fournir, au moment précis où elle est le plus utile. Moins de parathyroïdes accidentellement lésées, c’est moins d’hypocalcémie postopératoire, moins de traitements calciques prolongés, et une récupération plus rapide.

Pour prendre rendez-vous en consultation avec le Dr Gaël Guian à l’Hôpital Privé des Peupliers ou au cabinet du 69 avenue Victor Hugo (Paris 16e), la prise de rendez-vous est disponible sur Doctolib.


À retenir